Les personnes marginalisées, SDF, sans-papiers souffrent souvent de traumatismes liés à la vie dans la rue. Elles ne consultent généralement pas de médecin, même si elles sont frappées par la maladie. Leurs soucis prioritaires sont de manger, s'abriter, se protéger du froid, éviter l'agressivité de la rue. Conséquence : des pathologies plus ou moins sévères risquent de dégénérer en pathologies lourdes.
D'un point de vue psychosocial, les médecins apportent une écoute et une attention privilégiée aux sans-abri.
Durant l'hiver 2006-2007, une équipe d'infirmier(ère)s est venue renforcer le dispositif médical.
Plus de 10000 consultations ont été réalisées depuis la création du Samu social. 70 % des pathologies sont psychiatriques, dermatologiques ou pneumologiques.
Après 11 années passées au chevet des personnes SDF, l'ONG n'est pas prête de baisser la garde.
« Le nombre de consultations n'a jamais baissé, bien au contraire. Ce qui est plus alarmant encore, c'est que nous recevons aujourd'hui en consultation beaucoup plus de femmes et enfants (...)
Au début je me suis lancé par idéalisme. Pour donner à tout le monde la chance d'être soigné. Petit à petit je me suis rendu compte que j'étais bien accueilli par les patients et, qu'au bout du compte, je recevais énormément du contact avec les démunis. Je le dis souvent à mes enfants : c'est lorsque l'on n'a plus rien que l'on s'accroche à l'essentiel. Cela me parle en tant que médecin mais aussi en tant qu'homme. » (Docteur Joos, bénévole Médecin du Monde)
« La consultation ne se limite pas à des soins médicaux, c'est aussi un lieu d'écoute, ce qui est très important pour les sans-abri. Ils ont beaucoup à nous dire, leur situation, leur solitude, la violence à laquelle ils sont confrontés ou la dureté de la rue, surtout lorsqu'il fait froid. Le plus souvent ils n'ont pas de famille, peu d'amis et pas de travail. Certains cachent leur précarité à leur entourage, ils ont perdu un métier, un logement et c'est petit à petit la descente sociale. Parfois, c'est toute la famille qui se retrouve sans-abri, il est difficile de voir ainsi des enfants si démunis. » (Docteur Van Osta, bénévole Médecins du Monde)
Médecins du Monde recherche davantage de médecins pour renforcer l'équipe actuelle.
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« L'excès de rue nuit à la santé » (Le Soir, 27/01/2006)
« Pour beaucoup de sans-abri, la santé n'est pas une priorité. Leur priorité, c'est la survie. » (Le Soir, 27/01/2006)