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L’accompagnement psychosocial :

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Une action d'aide sociale, de suivi et d'orientation

Près de 40 % de la population qui transite par la permanence psychosociale du Samu social de Bruxelles est orientée vers les dispositifs de deuxième ligne après le recouvrement de leur droits communs, ou vers des solutions plus adaptées (réseau familial, social, logement individuel, maison d'accueil, maison de repos, hospitalisation, ...)

Un accompagnement global.


L'objectif étant de faire pleinement adhérer la personne à son projet et ce en respectant son rythme.

Relayant le travail initié pendant la nuit sur le lieu d'accueil, la permanence psychosociale de jour se fixe d'affiner et d'approfondir le diagnostic social initialement posé et de définir avec la personne la demande exprimée.

L'histoire de la personne est prise en compte et l'identification des structures sociales qui peuvent répondre à ses besoins est réalisée avec l'usager afin de proposer des solutions réalistes et adaptées.

Le dispositif psychosocial reprend dans sa globalité la situation de la personne et agit dans un objectif premier de recouvrement de ses droits communs pour parvenir à élaborer ensuite avec la personne un projet dont la faisabilité est évaluée et qui lui permette de rebondir.

L'approche, la durée et la méthode sont adaptées à la catégorisation de la problématique.

Une différenciation dans l'approche utilisée sera évidente pour une situation d'errance chronique par rapport à une situation d'urgence ponctuelle. Il faut innover et accompagner.

Les démarches pour le recouvrement des droits concernent généralement les avances sur pension, chômage, (ré)ouverture du dossier suite à une demande d'aide financière (revenu d'intégration sociale) ainsi que l'aide sociale urgente (colis alimentaires, bons-repas pour les restaurants sociaux, avances sur les allocations sur le mois à venir) et les demandes d'informations ou d'explications complémentaires.

Les collaborations les plus fréquentes concernant le recouvrement des droits passent essentiellement par les CPAS de la Région de Bruxelles-Capitale.

Une fois les droits de la personne ré-ouverts, le travail d'orientation vers une structure d'accueil peut commencer. Une synergie s'établit avec les travailleurs sociaux de l'institution susceptible de recevoir l'usager et pouvant le mieux répondre à la demande.

 

« Au Samu social, des entretiens sont organisés avec les sans-abri, ce qui n'est pas le cas ailleurs. Ce n'est pas normal, l'idée n'étant pas simplement de donner un lit et de fermer la porte le lendemain matin jusqu'au soir d'après. Il me paraît important de connaître ce public et ces besoins, pour éventuellement permettre une réorientation sociale. » (Pascal Smet cité par Patrice Leprince in Le Soir, 26/1/2006)

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